Isabelle Nesme, 59 ans, victime du Covid-19 témoigne

Lyon, France, 2 avril 2020

Moins d'une heure et demie après le début du traitement ma fièvre diminuait de plus d'un degré

Je soussignée, Isabelle Nesme 59 ans, atteste sur l'honneur les faits suivants :

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Vendredi 13 mars

J'ai ressenti les premiers symptômes dès le vendredi. Cependant, je n'ai pas eu droit au dépistage chez un médecin, on me l'a clairement dit : il n'y en a pas.

On m'a de suite mise sous traitement d'un Azithromycine par jour.

Mais cela n'a pas amélioré mon état. Au bout du cinquième jour, mes bronches se sont remplies de glaires de bulles salivaires que je n'ai jamais eue auparavant.

J'ai commencé a avoir une respiration très rauque, ce qui m'a inquiéter de plus en plus. J'ai alors rappelé mon médecin traitant et l'ai supplié pour qu'il me prescrive de la Chloroquine suite aux informations divulguées par le professeur Didier Raoult.

Ce n'est qu'à contre-coeur et difficilement qu'il a finit par m'en donner, et je l'en rermercie. J'ai donc eu droit à ce fameux Plaquenil, avec comme instruction : d'en prendre deux par jour, un le matin et un le soir, en y ajoutant du potassium et-ce tout en conservant mon traitement sous azithromycine initial.

Mercredi 18 mars 

Après avoir pris mon premier cachet de "Plaquenil 200", moins d'une heure-et-demi plus tard, ma fièvre diminuait de plus d'un degré. Je l'ai senti, ma respiration s'est améliorée et j'en suis aujourd'hui à J+12 sous traitement, tel que recommandé par le professeur Didier Raoult. 

Je me sens de mieux en mieux et mon état s'améliore chaque jour. Mais je continue à penser que j'aurais pu éviter une telle fatigue et de tels symptômes si l'on m'avait prescrit ce médicament plus tôt et si mon médecin avait eu les capacités de pouvoir me tester positive ou non au Covid-19.

Sur ordonnance de mon médecin, j'avais accès à une boîte de masque, me permettant de sortir sans contaminer les personnes autour de moi. Mais bien évidemment, les pharmacies étaient en pénurie.

Quelle solution cela avais-je pour faire mes courses ? Est-ce bien raisonnable de nous laisser dans une telle situation ? Sommes-nous réellement au XXIème siècle, le siècle de tous les progrès ?